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MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val de Marne

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En ce début d’année, nous cherchions un nouveau lieu culturel à vous faire découvrir. Vendredi 2 février. Direction Vitry sur Seine, au sud de Paris. La journée est grise, dommage, mais jour idéal pour aller au musée, non ?

Premier test : garer la voiture. Le parking du MAC/VAL existe mais il n’est signalé nulle part et nous en sommes quittes pour nous garer à quelques 200 mètres, sur une place handi. En réalité, le parking n’a ouvert qu’il y a un mois et l’accès se fait par la rue Henri de Vilmorin. Deux places (sans marquage spécifique pour l’instant) y sont réservées pour les titulaires du macaron GIG-GIC. 

L’entrée du musée se fait par la place de la Libération. L’esplanade devant le musée n’est pas des plus pratiques en fauteuil roulant : dalles, petits ressauts et une rigole dont on ne comprend pas bien l’utilité… Nous ne tarderons pas à comprendre… Les portes du musée sont lourdes et un petit ressaut pourra surprendre les personnes en fauteuil manuel comme moi. Cela dit, les charmants gardes du musée sont disponibles pour ouvrir ces portes. Direction une banque d’accueil trop haute, où nous faisons appeler le responsable des publics, Luc Pelletier, avec qui nous avons rendez-vous. Il nous dira plus tard au cours de la visite que l’architecte a refusé l’installation d’une banque d’accueil plus basse. Sa seule « concession » a été une « tablette » sur le côté (derrière un poteau et une plante verte, donc invisible en entrant dans le musée…) de la banque d’accueil : inutilisée, elle a fini par devenir un présentoir de documentation. M. Pelletier nous dira également que l’architecte a refusé les portes automatiques à l’entrée, elles auraient « cassé ses lignes » ; idem pour la rigole devant le musée, elle fait partie de « ses lignes »… Mais je m’avance. 

Retour au début de la visite. Toute la collection n’est pas encore installée et les volumes sont impressionnants. Les inscriptions murales des œuvres sont à hauteur d’yeux (mes yeux, bien sûr, pas ceux d’une personne debout !), fait rare dans les musées où les cartels sont souvent invisibles en fauteuil, à moins de disposer de jumelles. Autre innovation accessible : la signalétique est entièrement installée à faible hauteur. Les personnes déficientes visuelles ne sont pas oubliées : des fiches de salles en Braille ou gros caractères sont disponibles, ainsi que des audioguides gratuits. Le deuxième niveau est accessible par ascenseur ou par une rampe. Point négatif : la rampe est abrupte, infranchissable pour les personnes fatigables. L’architecte et ses lignes… Heureusement, l’ascenseur est là pour suppléer. Des toilettes aménagées (aux normes) sont situées à côté de l’ascenseur. 

Retour au rez-de-chaussée : une librairie y est accessible (petit bémol : la hauteur des étagères dans ce cadre moderne et celle des caisses). Un élévateur, activé sur demande, a été installé pour atteindre le restaurant. D’autres toilettes aménagées (plus grandes que celle du premier étage) sont disponibles près du restaurant. Le cinéma du musée est accessible : deux places sont réservées devant. Nous poursuivons la visite par le jardin. Il est accessible mais une rampe abrupte a été installée à côté du bassin. On se demande bien pourquoi car il est facile de la contourner. Le revêtement ne pose pas de problème car le gravier est tassé. 

Retour à l’intérieur. Des fauteuils roulants ainsi que des chaises- cannes sont proposées sur demande à l’accueil. Le centre de documentation, situé au 1er dans une autre partie du bâtiment, n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite : en effet, l’ascenseur, livré à l’ouverture du musée en novembre 2005, n’a jamais fonctionné ! Un contentieux est d’ailleurs en cours avec l’ascensoriste… Comble de la frustration : ce centre est particulièrement adapté pour les personnes handicapées ! Les personnes déficientes visuelles y disposent d’un poste de consultation multimédia adapté avec un scanner à reconnaissance vocale, un logiciel d’agrandissement de caractères et une plage de lecture Braille. 

En conclusion, le MAC/VAL, en dépit de quelques problèmes, est un musée globalement très accessible, qui a par ailleurs demandé sa labellisation Tourisme et Handicap. En outre, le musée organise des « visites inventées », des visites adaptées aux personnes déficientes visuelles ou sourdes mais ouvertes à tous. « Provoquer la rencontre » : cette formule, lue dans la documentation du MAC/VAL, correspond à une philosophie qui nous plaît chez Jaccede.com : accessibilité, d’accord, adapter, très bien, mais sans créer de ghetto ou selon les termes du musée, « en évitant autant que possible la discrimination des publics ». Les défaillances que nous avons notées en matière d’accessibilité sont davantage le fait d’architectes qui semblent estimer qu’ils peuvent s’affranchir des règles « pour l’amour de l’art » que des responsables d’un musée visiblement prêt à prendre en considération tous les visiteurs. Coïncidence : deux Jaccedeurs, ami et marieleron ont inscrit le MAC/VAL récemment ! 

Tarifs et informations : www.macval.fr 

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